Boss Wang - Jim Yardley

   Pour se récompenser d’être devenu milliardaire si rapidement, Boss Wang, un magnat de l’acier chinois, s’offre une équipe de basket, les Shanxi Brave Dragons. 

   Seul problème, ils ne font que perdre. Boss Wang décide alors d’investir dans un coach de NBA. Le récit suit donc Bob Weiss, passé notamment par les Spurs et les Charlotte Hornett, dans ses péripéties en Chine. Il va essayer tant bien que mal d’appliquer les méthodes de NBA dans un pays où le basket est encore un moyen de propagande.




« L’approche humaine était une denrée si rare en Chine qu’elle était considérée comme difficilement applicable. Dans le système sportif chinois, les talents étaient détectés par un ensemble de manipulations sociales et d’analyses coûts-bénéfices. »


   Assez déstabilisant au départ, j’avoue avoir été déçu, non pas du contenu, mais de la forme du livre. La lecture est très ardue, les descriptions sont extrêmement intéressantes mais apportent une lourdeur au récit qui est assez pesante. Journaliste au New York Times, prix Pulitzer du meilleur reportage étranger, Jim Yardley nous décrit une Chine ballottée entre l’ère moderne et sa société communiste. Un ouvrage cependant remarquable portée par la connaissance que l’auteur a de la culture chinoise et par l’humour dégagé par ce portrait loufoque d’une équipe de basketball chinoise.








« Quelques-uns avaient fait le déplacement de puis Taiyuan,  y compris Li, du San Jin City News. 

Il me fit une place et j’écoutai le chant de l’hymne national.
« Debout !
Vous qui ne voulez plus être des esclaves ! Qu’avec notre chair et notre sang nous bâtissions une nouvelle muraille !
Tandis que le peuple chinois affronte son plus grand danger
Chacun doit pousser son dernier cri
Debout !
Debout ! Debout!
Un million de coeurs battant à l’unisson
Nous bravons le tir ennemi.
En avant !
Bravons le tir ennemi !
En avant !
En avant !
En avant ! »

Je mis un certain temps à me rendre compte qu’en réalité la foule ne chantait pas. Chacun se tenait droit, en silence. Les voix qui remplissaient la salle provenaient d’un enregistrement ! Je me penchai vers Li pour lui en faire la remarque, et il me confia en rougissant :
« Les chinois sont timides. » »


S.P
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