DESPORTS 6 Dans la roue du tour

Ce bel objet, porteur du maillot jaune et du maillot à pois, richement illustré, est avant tout un beau livre. De ceux qu’on feuillette pour découvrir des photos venues d’un autre âge et qui réveillent en nous une douce nostalgie.

   Lire Desports c’est un peu comme ouvrir une malle au grenier, pleine de vieux objets ou de photos en noir et blanc, on se plonge dans le passé avec mélancolie, et l’on referme le coffre en comprenant mieux le présent.


« Le cyclisme est un sport harassant – la puissance d’un cycliste n’a d’égale que sa capacité à supporter la douleur – et on remarque souvent que les meilleurs cyclistes vivent la torture physique comme un soulagement de leurs tourments moraux. »  P. Gourevitch
   Desports « Dans la roue du tour » nous invite à nous mettre en selle, avec notamment les portraits de quelques étincelles du cyclisme par Paul Fournel, un reportage étonnant sur le cyclisme au Rwanda ou encore la plume d’Eric Fottorino et ses coureurs de métal que l’on imaginent très bien flirter avec les plus beaux livres de sa bibliothèque personnelle.

   Quand Julian Barnes revisite le Tour de France 2000, c’est à se demander si il ne devient pas immoral de regarder le Tour de France. Ce Tour, que Lance Armstrong qualifie d’ « absurde calvaire », trois semaines d’épreuves plus éprouvantes les unes que les autres, où se doper est indispensable pour la plus-part des coureurs, sans quoi la majorité d’entre eux ne tiendrait même pas une semaine. Le dopage, outre le fait que ce soit une forme de triche, est malheureusement fatal pour certain.

   Dans une deuxième partie, du fin fond de la Russie aux terrains de pétanque du Laos en passant par le Flash de la Courneuve, les journalistes nous offrent un petit tour du monde, ou chacun à le droit à son instant de gloire. Un entretien en Vert termine le voyage d’une revue qui ne cesse d’étonner au fur et à mesure de ces numéros et de prendre en maturité. Chaque article a été ecrit ou choisi afin de former un tout éclectique et cohérant. Une revue qui nous prouve que le sport, malgré les idées reçues, peut ouvrir l’esprit autant que faire chavirer les cœurs.


   La passion du sport est le fil conducteur de cette revue, une passion transmise avec les Lettres de ceux pour qui écrire est une vocation, et non leur simple métier. Journalistes, auteurs, chroniqueurs, romanciers, amoureux du sport, ils désirent partager un peu de ce qui les fait vibrer, et ils le font bien. C’est beau et surprenant, on en redemande.






« La course cycliste on ne peut pas s’en défaire. On ne peut pas. »  Olivier haralambon

S.P
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