Eloge de l’esquive – Olivier Guez


Garrincha cha-cha-cha.

Commencer par une fin. Et pas n’importe quelle fin, une fin évocatrice du football au Brésil. Le football est une fête. Sur le terrain et en dehors, la fête et le football ne font qu’un.

Olivier Guez nous invite à redécouvrir une Histoire du Brésil. Succincte, elle permet cependant de comprendre comment le « football » est devenu « futebol ».  C’est de la douleur de son Histoire que le Brésil a su tirer sa force. La colonisation, puis l’esclavage ont créé un métissage d’Indiens d’Amérique, de Portugais et d’Africains. Un mélange de passion, de danse, de folie, de sensualité. Les brésiliens l’ont réunie dans un geste, « le dribble ». Au Brésil le football n’existe pas sans le dribble. C’est plus qu’une culture, c’est une identité.


« Les dribbleurs flamboyants sont des descendants d’esclaves. »

S’en suit une litanie des plus beaux jours de la sélection brésilienne. Mais malgré les pépites des années 90 et 2000, le « futebol » brésilien semble avoir perdu de sa folie et de son explosivité. La coupe du monde 2014 en est un bel exemple. Il sont arrivés en demie-finale sans briller, et la seule chose dont l’Histoire se souviendra, c’est le 7-1 envoyé par les  allemands à la maison.

Et pourtant,
Pelé, Neymar, Garrincha, Ronaldhino, Robinho. Ronaldo.
Il suffit d’entendre ces quelques noms pour comprendre que le Brésil est le pays du football.
Et qu’on regardera toujours ses matchs, en attendant de voir, « le dribble ».

Cet éloge est un petit bonbon que l’on dévore et qui nous laisse des étoiles dans les yeux. 



Garrincha cha-cha-cha.

S.P

Partager sur Google Plus

A propos de lirelesport

    Commentaire Blogger
    Commentaire Facebook

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire