Gregario – Charles Wegelius

« Un gregario è una persona che ne assiste un’altra, solitamente più esperta, in particolari situazioni. Il termine è usato prevalentemente nel ciclismo e nell’aviazione »

http://it.wikipedia.org/wiki/Gregario



   « Un « gregario » c’est une personne qui assiste une autre personne, en général plus experte, dans des situations particulières. Le terme est utilisé principalement dans le cyclisme et l’aviation. »

   Dans une industrie sportive où les victoires individuelles sont signe de réussite, Charles Wegelius nous démontre qu’il existe encore un sport où les coéquipiers se sacrifie pour la victoire d’un leader, le cyclisme. C’est le premier récit d’un « équipier », ceux dont on ne se souvient pas. Le sacrifice, c’est la vie de Charles Wegelius.


   Dans ce récit autobiographique, nous suivons le parcours de Charles Wegelius de la campagne Vendéenne aux montagnes Italiennes. Passé par Mapei, De Nardi, Liquigas, il est peu dire que le cycliste a connu de tout, du bon et du moins bon. Ce qui lui permet aujourd’hui, après 20 années dans le milieu du cyclisme professionnel d’avoir un regard assez objectif sur ce qu’il a vécu. Entre magouilles et dopages (même si lui-même était clean), il nous ouvre les yeux sur les conditions de travail des coureurs professionnels et nous aide à comprendre les rouages d’un système où la corruption n’est jamais très loin.


« En Italie, les courses sont pensées pour vous pousser à choisir le moment parfait ; les courses requièrent une bonne synchronisation, de la finesse , une attention de chaque instant aux détails pour parvenir à quelque chose de grand. Le cyclisme dans tout son art, l’équilibre de la perfection. »


   C’est un livre d’une grande qualité, une véritable leçon d’humilité et de travail. Sa description du monde du cyclisme professionnel est froide et sans langue de bois. Charly, c’est aussi le paradoxe d’un coureur écœuré par son sport et pourtant dans l’impossibilité de vivre sans. Pédaler c’est vivre. Certains passages de courses sont particulièrement poignants, et l’on reste perplexe devant l’ingratitude que subissent quotidiennement ces « gregarios ». Très intelligemment écrit, l’auteur nous dévoile petit à petit la face obscure de son métier pour terminer avec un chapitre final, au sprint, digne des plus grandes œuvres littéraires.


« J’étais complètement guidé par mon ambition. En tant que cycliste, ou n’importe quel autre athlète, l’idée s’insinue en vous que, pour être en paix avec vous même à chaque fin de journée, vous devez aller vous coucher exténué par votre entrainement. Le régime que je m’imposait pour m’améliorer ne s’arrêtait que pas à ce que j’étais capable de faire sur mon vélo. Il fallait que j’ai la sensation d’avoir absolument tout fait correctement chaque jour pour être capable de tirer le meilleur de moi-même sur mon vélo. »



S.P
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