Rugby blues - Denis Tillinac

Rugby blues fait partie de ces livres éternels et universels. 

Écrit en 1993, à l’aube de la professionnalisation du rugby, nous entrons là dans un monde où ce n’est pas l’argent qui règne, mais la folie.

Denis Tillinac  a été plongé  dès l’adolescence dans le rugby. Dans Rugby blues, il nous emmène sur les pas de ses premiers voyages en Ovalie. Rendez-vous en troisième mi-temps.



« Ils ont mis leur honneur à ne pas céder le moindre centimètre carré sans l’avoir défendu avec leurs pieds, avec leurs poings. D’où quelques scènes de boxe anglaise, répréhensible en théorie, mais les fruits défendus sont toujours les meilleurs, surtout les marrons. »

Une immersion de stades en troquets à une époque où le rugby n’était pas professionnel, donc plus accessible. Le format des joueurs était moins prototypés et le rugby était plus sauvage, instinctif. Denis Tillinac, réac s’il en est, a une plume additive, pleine de gouaille. Ca donne juste envie d’aller au stade du coin le dimanche pour voir les joueurs s’empaler, et juste pour ça, rugby blues est un classique.

« Car enfin l'élitisme » ( sous-entendu: le fric ) dont un quarteron de présidents se gargarise, pour singer ceux du foot ou des multinationales, ne tiendra pas longtemps la route. Ou alors le rugby deviendra un appendice provincial du football américain. L’Ovalie française repose sur l’esprit de clocher et la métaphysique des troisièmes mi-temps. Son terroir est intime, son ressort ludique, sa morale mousquetaire. »

 
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