"J'ai souvent joué sous infiltration. On m'a fait de la mésothérapie, j'ai eu des ongles incarnés, des coquards. Ma cloison nasale est abîmée et j'en ai encore la marque. Un coup de coude involontaire. Contre le Celtic de Glasgow, j'ai même camouflé une blessure et joué pratiquement sur une jambe. Parce que je voulais jouer, et rien ne pouvait m'arrêter, et parfois sans penser à l'équipe. J'avais peur de la concurrence, mais encore plus de ne pas jouer."
Un parcours assez classique avec la chance d'être repéré assez vite, formé au HAC, il passera par le bataillon de Joinville, puis après 2 ans en 1ère division avec le HAC sera transféré à l'OL en devenant le joueur le plus cher du Havre. De galère en blessure il saura maintenir un niveau de jeu qui lui permettra d'avoir une carrière plus qu'honorable. Depuis, il s'engage avec Tatane pour un football populaire durable et joyeux. Ce collectif organise depuis 2011 des ateliers autour du football un peu partout en France.
"Je lève les yeux au ciel. C'est beau. Émilie et moi, nous les enfants du Havre, vivons un rêve. San Siro est le stade du Milan AC, mon stade lorsque je joue en ville."
Cette biographie, écrite en collaboration avec Adrien Bosc (créateur de la revue Desports), respire le football et la rage de vaincre. Sur quelques événements, comme la coupe du monde 2006 ou son passage au PSG, Vikash Dhorasoo ne cache pas sa frustration et on peut lire entre les lignes qu'il aurait aimé que les choses se passent autrement. Fier de sa ville et de son parcours, Vikash Dhorasoo ne renie rien, n'élude rien et se livre avec émotion, comme peu de footballeurs l'ont fait avant lui.